Janvier 2026 épisode 4 | Compréhensions et réussites
Bon, la PNL me casse les pieds, mais tout comme je reconnais que les réseaux ont une influence sur ma confiance en moi, let's se concentrer sur des good vibes pour contre-balancer.
I. C'est moi Simba, c'est moi la neuroA
1. Me fiche la paix sur ma neuroA
Reconnaître que je suis une personne neuroA m'a demandé des mois, voire des années si on compte la réalisation que peut-être je l'étais... Et tout ça malgré la pré-validation de ma psychiatre au diag, ainsi que la forte intuition de la médecine du travail qui m'a même proposé de réfléchir à adapter mon poste de travail. Même si on ne devrait pas dépendre de la médecine pour soi-même accepter et reconnaître ses neurodivergences, cela m'a aidée. Sans oublier aussi le soutien de ma mère et d'une de mes copines.
Et maintenant, je commence même à être plus soft envers moi-même. Au début je n'osais pas, parce que je vois beaucoup trop de monde autour de moi se servir de leur neuroA comme excuse à faire du mal aux autres et non pas pour dénouer justement des situations. Mais en faisant cela, j'ai envie de dire à ces personnes qu'elles bloquent aussi toutes les personnes neuroA dans leur acceptation, parce qu'on n'a pas touxtes envie de ça, on n'a pas touxtes envie de faire de la merde avec nos proches et de dire "ouais bah je suis comme ça, je te fais du mal, mais si t'en souffre c'est tant pis". Je n'ai pas envie de ça, du coup j'ai continué à masquer pendant des semaines de peur de faire mal à mon entourage sans comprendre la nuance entre se foutre la paix et s'accepter, et déborder carrément sur les autres sans leur consentement.
Et cette avancée est énorme. J'ai cessé de me dire des horreurs sur ce sujet, et ça fait ça d'horribles choses en moins que je me dis quotidiennement. Merci aux personnes qui m'ont donné l'exemple et aidée à mieux comprendre cette nuance pour aller de l'avant.
2. Encore du chemin à faire
Tout n'est pas linéaire, me sentir légitime reste fluctuant, et d'ailleurs merci Petite Loutre pour ton aide à ce sujet, tes aides sont précieuses.
J'ai compris grâce à toi que j'étais dans la fameuse phase d'unmasking, cette phase où absolument tout devient plus dur, et c'est très difficile à vivre... Surtout quand on est en pleine dépression, en cours d'expérimentation sur différents antidépresseurs et leurs doses, et tout une modification sur la conscience et la réappropriation de mon corps, en plus des fluctuations d'hormones, c'était le bon timing pour unmask /j.
Ce qui m'a fait vraiment peur, c'est que parfois j'ai même du mal à masquer en public. Genre j'ai fait un shutdown autistique en plein resto un soir, je l'ai hyper mal vécu (en plus du shutdown en lui même). C'est pas simple dans un monde aussi normé et codifié, heureusement j'étais avec des personnes super et compréhensives !
Puis j'ai mes propres limitations, je viens d'un environnement assez normé en terme de comportements sociaux à avoir. D'ailleurs, depuis mon coming in, l'émancipation de ces normes est incroyablement libératoire, même en venant avec une perte énorme de privilèges, je vis mieux mon identité et ma rupture vis-à-vis de normes incompréhensibles pour moi de toutes façons, et je m'en carre le cul ❤.
Désormais, ma prochaine étape c'est de perde le réflexe de toujours vouloir m'adapter, au détriment de mon bien être (encore merci à Petite Loutre pour cette prise de conscience).
3. Dire aux psy quand je ne suis pas d'accord
M'autoriser à exprimer que mes psychologue/psychiatre font fausse route ou omettent des choses importantes, c'est nouveau pour moi. D'habitude je suis en mode "c'est læ psy, æl a forcément raison", et c'est Magali qui a fini par me dire que non, j'ai le droit de poser les choses, ce que je veux et ce que je ne veux pas.
II. Petites et Grandes réussites
1. Les réseaux
Je suis contente des retours et de la présence que j'ai sur les différentes places numériques que je côtoie. J'apprécie beaucoup les dons mignons ou les doux messages en tchat sur Twitch ❤. Et même quand je lâche un peu des moments ras-le-bol ou de dépression, les messages sont toujours tendres, merci de réchauffer mon kokoro ❤. Je pense que je n'exprime pas assez la chance que j'ai.
2. Reprendre lecture & écriture
Le bonheur de pouvoir reprendre des moments de lecture et d'écriture. Je ne vais pas aussi vite que je le voudrais, mais d'une, je prends beaucoup plus le temps de savourer ces moments, et de deux, je me fous la paix (cf plus haut). J'ai pas mal de choses à raconter sur l'Espace d'un An, alors que j'en suis seulement à la moitié. C'est super passionnant !
3. J'ai dit non
Je normalise depuis quelques semaines le simple fait de dire non sans devoir donner plus de détails ou d'explications. Sans être antipathique pour autant ou ne pas reconnaître les émotions des autres, mais je peux dire non et rappeler que j'ai dit non sans expliquer. Ce qui, je l'avoue, m'ôte une immense charge cognitive.
Prochaine étape... Arrêter de m'excuser d'exister (coucou Angi).
III. Mon rapport à la sexualité.
1. les choses cool
J'ai parlé de mon activité de TDS (TDS: travail du sexe) à ma mère (je sais pas si tu te rends compte) et même sur ce sujet elle est bienveillante et super soutenante ❤, et bien qu'elle ait des réticences, elle sait me les exprimer sans me culpabiliser, et on parvient à communiquer sereinement sur le sujet.
2. Les choses reloues
Excepté un cadre intime défini et clair, je n'aime pas trop les "ma belle", "chérie" ou" poupée" (même si j'avoue que ce dernier me fait euphoriser par moments, mais non, ne le fais pas). Et plus généralement, je n'aime pas trop ces expressions patriarcales, même dites par des non-hommes (c'est exactement comme le panneau au Cabaret des Merveilles quoi, pas de ma chérie, pas de ma belle, on laisse les expressions patriarcales dehors quand on entre).
J'adore flirter, et comme je ne cache pas non plus que je suis TDS, parfois des personnes en abusent. Et tombe là un dilemme que je ne connaissais pas avant, est-ce qu'une personne s'intéresse à moi pour moi ou est-ce que cette personne s'intéresse à moi parce que j'ai l'air accessible ? Et aussi, quand je flirte, alors que j'aime juste ça, est-ce qu'on va penser que je chercher à TDS-er ? C'est un peu chiant, mais j'aime bien quand on me demande franchement les choses, ça m'aide à décompresser de ces questions.
Par contre, truc bien bien chiant, je commence à avoir de plus en plus d'expériences de slut shaming dans des sphères privées (pas trop encore sur les réseaux, ce qui est super)... Et ça me pèse parce que je n'ose pas forcément répondre.
3. les choses beaucoup moins cool
⚠️ Toute cette section est un TW car j'aborde des sujets difficiles autour de ma sexualité, mon consentement et les vss que je subis (vss: violences sexuelles sexistes). Je t'invite à terminer ta lecture ici si cela peut déclencher des traumas.
Mes vss (TW si tu ouvres)
Non, ce n'est pas à mes agresseurses de décider quand et comment m'imposer leurs excuses (même si elles sont sincères, et encore moins si c'est juste pour repartir en se sentant déculpabilisæs).
Non, ce n'est pas non plus aux quelques rares personnes à qui j'en parle de décider si je dois en parler en public ou si je dois cesser même de côtoyer ces personnes.
Parce que oui, je tolère certaines de mes agresseurses dans mes interactions, même quotidiennes, parce que reconnaître qu'une personne nous a agressæ et/ou le lui faire reconnaître n'implique pas forcément une violence publique, parce que je sais aussi quand il s'agit de dynamiques systémiques auxquelles æl n'a pas pu échapper, et quand il s'agit d'une personne qui opère sciemment sa domination.
Et croyez-moi si je fais le compte des personnes avec lesquelles j'ai ken, ça fait quand même un petit nombre de personnes qui n'ont pas trop compris comment respecter tout à fait le consentement, parmi les streameurses que je connais 🤐 (et c'est souvent des cas justement de dynamiques systémiques, de parasocial mal géré, etc.). Et je ne vise personne, toi qui lis, t'avises surtout pas de te servir de ce paragraphe, il est là pour que je m'ouvre, je ne donne pas mon consentement pour un usage externe sur qui que ce soit dans les streameurses à titre individuel parce que ce sont justement des violences systémiques.
⚠️ ATTENTION : D'une part, je ne fais pas preuve de cette compréhension avec touxtes mes agresseurses, et d'autre part j'ai aussi conscience de ne pas être un exemple à suivre. Et chaque victime est à protéger, écouter, et respecter. Et dans tous les cas les victimes ont le droit de respecter leur temps, leurs choix à ce sujet, et leur manière de gérer ces situations.
(Je précise qu'en général, tout le monde respecte cela, et je vous aime du fond du cœur pour ça ❤).
Pour finir sur ce sujet, je n'ai plus franchement envie de cette dynamique. Je n'ai pas envie de sortir des "If I speak", ce n'est pas mon truc de participer consciemment à l'angoisse ambiante parce que 9 fois sur 10 ce sont les personnes juste adorables qui se sentent visées pour rien, et je ne leur souhaite pas ❤.
Bref, beaucoup plus long que je pensais. Mais écrire cet article m'a fait du bien.
Bisous.
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